jeudi 15 mai 2008

Appauvrissement des sols

Un témoignage connu mais passionnant, Claude Bourguignon est un ingénieur agronome, réputé pour ses travaux et expériences sur la micro-biologie des sols. Il est parmi les premiers, dans les années 1970, a avoir alerté sur la dégradation rapide des sols agricoles européens. Il a montré que les méthodes agricoles développées à partir du milieu des années 1960 ont conduit à une forte réduction de la biomasse et de la richesse des sols en micro-organismes et en champignons microscopiques, ainsi qu'à une perte importante d'humus, réduisant le potentiel productif des sols européens ou des sols tropicaux et subtropicaux où les mêmes méthodes sont employées. Il a contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées très efficaces, mais qui demandent une bonne technicité et connaissance du fonctionnement écologique des sols.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Super intéressant Claude Bourguigon. Si la catastrophe du crétacé (disparition des dinosaures, des ammonites…) c'est rien à côté de ce qui nous attend, alors là on a du soucis à ce faire. Les coquelicots se font rares… et les fritillaires pintades de mon enfance que nous ramassions au printemps, elles ont presque disparu et sont maintenant protégées. Merci de nous alerter…

Anonyme a dit…

C'est vrai pour les plantes messicoles c'est un carnage, et tout le monde s'en f...!

Quant à Bourguignon, c'est un monsieur qui me plaît de moins en moins: Il n' jamais publié quoi que ce soit d'intéressant, ces arguments sont faciles voir lénifiants (du type ce sol est mort, il sent comme un cadavre).
Quant aux fait que les blés français soient non panifiables, c'est dû aux rendements important qu'on obtient sur nos sols. Et oui, le blé panifiable, on préfère le faire venir des EU ou d'Europe de l'ouest parce qu'ils ne peuvent pas atteindre les même rendements que nous. En somme on préfère semer une variété non rustique qui va profiter au maximum du fort potentiel de nos sols.
Exemple typique d'une argumentation fallacieuse. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose!

Vincent a dit…

Pour les noms spécialistes, les "plantes messicoles" ce sont par exemples les coquelicots et les bleuets... qui n'ont pas disparu des champs du fait de la minéralisation des sols mais principalement du fait de l'usage intensif de pesticides.

En ce qui concerne la critique relative à Claude Bourguignon, je ferais simplement remarquer qu'il n'est pas le seul a faire ce constat. Vous pouvez lire sur ce sujet "L’Epuisement de la terre, l’enjeu du XXIe siècle", de Daniel Nahon (professeur de biochimie à l’université Paul Cézanne d’Aix-en-Provence) aux éditions Odile Jacob, 2008, 240 p., 25,90 euros.

Quant aux rendements à l'hectare aux Etats-Unis, notre fierté nationale dut-elle en pâtir je ferais remarquer que s'ils sont plus faibles qu'en France ce n'est pas que les agriculteurs américains sont des incapables mais que bénéficiant de surfaces bien plus vastes ils n'ont pas d'argent à perdre dans les surdoses d'engrais utilisées en France. Résultat, le quintal de blé qu'ils produisent leur revient bien moins cher. Ce n'est peut être pas juste mais c'est comme çà.

J'ai gardé le meilleur pour la fin: "le formidable potentiel de nos sols". Il serait utile de le préserver, justement.

Sur ce sujet lisez aussi:

http://lafractureagricole.blogspot.com/2008/07/la-terre-puise.html